Les représentants de la société civile organisée, du pouvoir et de l’opposition politique modérée n’ont pas pu trouver un accord politique lors de leur pourparlers à la nonciature apostolique. Ils s’étaient réunis les 29, 30 et 31 janvier dernier chez le nonce à Morne-calvaire (Pétion-Ville) en présence de représentants du Bureau intégré des Nations-Unies pour Haïti (BINUH). 

Réalisée loin derrière les caméras de la presse, cette rencontre n’a pas abouti au résultat escompté. Selon les déclarations de l’Ingénieur Rosemond PRADEL, dans la presse locale, les pro-Jovenel se sont accrochés à la formation d’un gouvernement d’union nationale alors que d’autres négociateurs ont opté pour un raccourci du mandat présidentiel.

Par ailleurs, des sources concordantes ont fait état d’une visite surprise du Président Jovenel Moïse jeudi dernier au cour d’une session. Le locataire du Palais National aurait déclaré qu’il n’était pas attaché à son mandat . “J’attends un calendrier réaliste proposé par l’opposition politique où le pays en sera le véritable bénéficiaire“, a-t-il également soutenu.

Parallèlement, le Core Group a exprimé dans une note publique son profond regret du fait que les protagonistes n’ont pas trouvé une entente à la crise haïtienne lors de ces trois jours d’assise.

Composé de l’Union européenne, des Ambassades du Brésil, des États-Unis d’Amérique, du Canada, de la France, du Chili, de l’Argentine … le Core Group a indiqué qu’il continuera à soutenir les Institutions publiques haïtiennes et le peuple Haïtien. Il a encouragé les acteurs à poursuivre le dialogue afin d’aboutir à une solution pacifique à la crise politique pour le bien-être du pays.

Rappelons que les membres du  Secteur Démocratique et Populaire n’ont pas pris part aux assises de 72 heures. À travers une note commune paraphée par Me André MICHEL sur twitter, les représentants de l’opposition radicale ont catégoriquement maintenu mercredi dernier leur position initiale : le départ du Président Jovenel MOÏSE, le Procès PetroCaribe, la libération de tous les prisonniers politiques, la Conférence nationale souveraine, la mise en place d’un gouvernement de consensus et l’organisation d’élections générales, libres, honnêtes, inclusives et démocratiques.

Pour eux, la solution de la crise politique actuelle doit passer inévitablement par la démission immédiate du président Jovenel MOÏSE. 

Samuel JOSEPH